Gouvernance

Définition de la supply chain responsive

Difficile, pour l’industrie, de s’intéresser à ce qu’est le gouvernement d’entreprise sans se renseigner également sur la définition d’une supply chain “responsive”. Cette notion oppose traditionnellement le concept d’entreprise “efficace” à celui d’entreprise “réactive”, comme si les deux étaient incompatibles. Elle s’enracine également ces dernières années autour du Supply Chain Management (SCM), et de sa tendance à devenir “durable”, mais aussi éthique.

Comme le remarque les archives ouvertes du CCSD à propos du SCM durable, la préoccupation pour les supply chains responsive prend une nouvelle teinte depuis que les parties prenantes s’intéressent à la responsabilité sociale d’entreprise (RSE). Alors, qu’est-ce qu’une chaîne logistique “responsive” ? Doit-elle être réactive ? Performante ? Responsable ?

Définition d’une supply chain “responsive” : la théorie traditionnelle

D’un point de vue global, le fait de développer une supply chain responsive consiste à intégrer l’acheteur dans son fonctionnement. La définition d’une supply chain responsive inclut donc par nature la figure du client final. Il s’agit de prendre en compte ses besoins et ses attentes vis-à-vis du produit, dans un premier temps, mais aussi, par extension, vis-à-vis de l’entreprise elle-même.

D’aucuns en concluent qu’une supply chain responsive n’est dans ce cas ni plus ni moins celle d’une entreprise qui livre vite. La société aurait donc une supply chain “responsive”, ou “réactive”, quand elle fait preuve d’assez d’agilité pour être performante et rentable. Dans ce cas, le caractère “responsive” de la supply chain se mesure à l’existence d’activités commerciales type, telles que :

  • précision de la prise de commandes ;
  • livraisons rapides ;
  • communication continue avec le client à partir de la commande ;
  • méthodes de satisfaction client.

Comment différencier, dans ce cas, chaîne logistique performante et responsive ?

Différencier chaîne logistique responsive et efficace

Une supply chain responsive se différencie en fait d’une chaîne logistique performante par le fait que ses systèmes de production, d’information et de transports sont tous pensés pour répondre aux besoins de clients exigeants. Elle est donc changeante, car dans l’adaptation constante. Le but n’est plus uniquement de produire et de livrer rapidement.

La définition d’une supply chain responsive implique de prendre le temps. Le temps de pauses et d’adaptations stratégiques, qui vont certes ralentir la production, mais qui vont aussi réduire les coûts dus à l’insatisfaction client. Parce que la modulation de l’offre en fonction des demandes des clients est devenue une étape indispensable vers l’entreprise performante et rentable.

La supply chain responsive se définit dès lors par cette agilité, cette « réactivité », et ce également au niveau de la gestion des stocks. Avoir une chaîne logistique responsive consiste aussi à gérer ses stocks par commandes de petits lots, sur base d’un inventaire minimal. Objectif : éviter tout risque d’obsolescence des matériels, et donc de gaspillage.

La supply chain responsive s’appuie donc aussi sur un système qualité qui aligne la feuille de route de tous les acteurs :

  • recherche & développement ;
  • conception ;
  • production

C’est à cette condition qu’une chaîne logistique peut se targuer de réagir efficacement à l’évolution du marché et des besoins des consommateurs.

La notion de supply chain responsive intègre celle de partie prenante, et donc, de plus en plus, celle de risque. Il existe des outils numériques de gestion des risques pour l’entreprise, les solutions de GRC (gouvernance, risque et conformité). Pour faciliter la gestion des risques juridiques liés à votre chaîne logistique, demandez une démo de nos solutions Galvanize. 

Ford, ou l’exemple le plus connu de supply chain réactive

Quand on s’intéresse au concept de supply chain responsive, le nom d’Henry Ford revient souvent. Celui-ci avait effectivement dit, lors des débuts de sa société, que les clients Ford pouvaient avoir la couleur de voiture de leur choix, “tant que ceux-ci veulent du noir”. La peinture noire était alors celle qui séchait le plus vite. Ford décida donc, à l’époque, de privilégier l’efficacité de sa chaîne de production sur son agilité.

Le marché le sanctionna durement pour ce choix. Les clients se détournèrent de la Ford Motor Company au profit de concurrents comme Cadillac ou Dodge. Les ventes retrouvèrent leur santé quand l’entreprise céda finalement aux goûts plus colorés des clients. Ford révisa alors sa chaîne de montage, et sacrifia donc un élément de son efficacité, au profit de la satisfaction client, et donc de la réactivité.

Ce qu’implique la notion traditionnelle de chaîne logistique réactive

Si la “réactivité” relevait, du temps de Ford, de la couleur, les choses ont pour le moins changé. Les entreprises qui se veulent « responsive » en 2021 doivent intégrer leurs consommateurs en tant que parties prenantes. Ces dernières ont des attentes élevées en termes de qualité du produit ou du service, mais aussi en termes de responsabilité sociale d’entreprise (RSE). Le client doit avoir le choix entre de nombreux produits de qualité, mais ceux-ci doivent aussi être peu chers, livrés rapidement, le tout selon les méthodes les plus écologiques possibles.

Aujourd’hui encore, comme du temps de Ford, cette démarche “responsive” implique d’adopter les technologies, et notamment les technologies numériques, capables de porter une chaîne logistique aussi réactive. C’est, par exemple, se nourrir de l’intelligence artificielle pour calculer le meilleur itinéraire de livraison. C’est, dans tous les cas, se servir des machines pour adapter immédiatement sa supply chain à l’évolution du terrain de vente, de production et de livraison. D’où la nécessité de penser sa stratégie commerciale en collaboration avec la logistique externalisée.

Supply chain responsive ou responsable ?

On distingue communément la définition de la supply chain responsive de celle de la supply chain durable. En réalité, ces deux concepts tendent à se rapprocher de plus en plus. La notion de responsabilité, et notamment de responsabilité environnementale, fait effectivement de plus en plus partie des attentes des consommateurs.

La chaîne logistique responsable se définit donc comme une supply chain organisée autour d’un fonctionnement économique, environnemental et social pour prévenir les risques dans ces domaines. La gestion des matériels, de l’information et des finances de toute la chaîne doit ainsi intégrer le dialogue avec les parties prenantes : salariés, consommateurs, actionnaires.

Les objectifs de ce type de supply chain “sustainable”, sont les mêmes que ceux que soutient une politique RSE. Ils relèvent de la gestion des risques de la supply chain, dont :

  • réduction de l’impact écologique de l’entreprise ;
  • gestion raisonnée des approvisionnements en ressources épuisables ;
  • prévention des risques internes liés au travail délocalisé et aux salariés ;
  • prévention des risques externes liés à la réputation de la société.

La gestion des risques en entreprise, ou GRE, vous laisse perplexe ? Comment définir ce risque, quelles réalités derrière un concept, quelles méthodes ? Consultez notre guide de la gestion des risques en entreprise pour tout savoir sur ce sujet.

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